h Natural
(Steve Hogarth en solo au piano)

Marseille >>> Le Poste à Galène >>> 16 septembre 2007

par Lothian

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Inutile de vous dire que lorsque la date du h Natural tour fut officiellement confirmée sur Marseille, j’en ai dansé la gigue autour de mon PC en poussant des cris de sioux… Enfin !! Pour une fois je n’allais pas être obligée de faire le tour de l’Europe pour voir Steve Hogarth en solo sur scène. Je n’ai malgré tout pris mon billet que des semaines plus tard… Allez savoir ;o)

Toujours est-il que le grand jour, je ne suis pas arrivée bonne dernière. 1er passage devant la salle vers 18h30, c’est bon il y a tout juste 3/4 pékins qui attendent, par les portes grandes ouvertes on entend la voix de Steve Hogarth qui répète. On reste un brin puis on décide d’aller manger un bout et peu avant 19h30 nous sommes de retour. La file a un peu épaissie. Steve est toujours là. L’attente commence. Puis bonne surprise, une tête connue jailli de la salle et me fait signe d’approcher. C’est Lionel un copain du forum, un fidèle parmi les fidèles et qui était au concert de Paris la veille... On est bientôt rejoint par Bertand et on papote un moment dehors, la sécurité refusant de nous laisser rentrer, puis arrive S Ringuet(**) qui, surprise, nous autorise mon ami et moi à rentrer dans la salle. Ravis, vous pensez bien, on s’installe discrètement dans un coin et tout en continuant à papoter avec Lionel et Bertrand, j’écoute la voix de Steve. Il chante les yeux fermés, complètement immergé dans son monde. Une chose me fait grandement plaisir, la voix est là, puissante et sans faille. Magique comme toujours. Yes !!! La soirée, (c'est la 3ème pour moi) s’annonce bien. La répet’ se termine et Steve quitte la salle pour rejoindre son hôtel. On se retrouve à nouveau dehors et du coup… devant la porte, bonne opération ... :o))

C’est dans une salle surchauffée et à peine aérée par 2 puissants ventilo que Môssieu Hogarth nous rejoindra enfin, avec presque une heure de retard aux alentours de 21h45. Le public, un peu agacé, commençait à siffler et taper des mains. La scène est relativement basse et je suis placée devant à moins de 2 mètres du piano avec une vue imprenable sur l’artiste… Un vrai bonheur. Vu son retard, j’avais pensé qu’il allait se faire siffler ou brocarder un peu… Pensez donc…

H arrive sur scène, son fidèle Apple sous le bras, et l’heure passée à attendre en transpirant comme des bœufs s’envole brusquement face au sourire que l’homme nous décoche. Et c’est sous une avalanche d’applaudissements qu’il branche son portable et s’installe aux claviers pour, enfin, passer aux choses sérieuses. Histoire de nous mettre dans l’ambiance et sans se perdre en paroles inutiles, il attaque assez sèchement par « Hollow Man »… Une belle entrée en matière avec laquelle il se mettra un public, déjà acquis, définitivement dans la poche. Je pense que l'accueil fait par le public marseillais l’a rassuré et il sera parfaitement à l'aise pour le restant de la soirée. Ovationné à la fin de cette première chanson, il commencera, entre deux chansons, à bavarder avec nous de tout et de rien. Les perles vont aller en s’enchainant. « Waiting to Happen », une de mes chanson préférée et pendant laquelle il ne cessera de couler des coups d’œil vers le haut, pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qui est là, dans la galerie… Le sourire radieux et le baiser envoyé à sa belle dès la dernière note envolée sont la preuve que l’homme a retrouvé une paix certaine dans son cœur. Suivent derrière un déchirant « Dry Land » et un curieux hybride : le « Cloudbusting » de Kate Bush vient se greffer au milieu de « Cover My Eyes » et alors que le public commence à applaudir, Steve reprend et termine « Cover My Eyes », étrange mais joli… L’émotion et une communion assez puissante s’installe rapidement avec l’audience. Surprise, il jouera « Cage » extrait de « Ice Cream Genius » et une de mes préférées de cet album. Une chanson qui se prête parfaitement à cette interprétation dépouillée. Je suis sur un nuage…

Dans le public quelqu’un réclame « Life on Mars ». Amusée et du fait de ma « position rapprochée » je l’entend marmonner « de toute façon je comptais la faire mais plus tard » et il nous donnera comme à chaque fois une version bluffante de cette chanson de Bowie. Suit derrière la bouleversante « Beyond You », encore un grand moment et malgré la chaleur infernale, j’ai des frissons…

Suivra alors un interlude typiquement british auquel je pense peu d’entre nous ont compris grand-chose : l’histoire de « corner chicken the dog »… Le pire c’est que ça m’a fait bien rire, non pas parce que je comprenais à quoi il voulait en venir mais par sa gestuelle, sa façon de raconter, à la fois sérieuse et pince sans rire… Et la cerise sur le gâteau, ou le glaçon dans le pastis, vu qu’on est à Marseille… ;o) a été quand il a demandé en se penchant vers nous :« Est ce que quelqu’un connait une chanson sur un poulet ?? » Silence légèrement interloqué du public, puis une voix féminine tombée de la mezzanine répond que « Oui » et sur la demande de Steve, la fille chantera un truc que je n’ai absolument pas compris et que h accompagnera de 2 doigts aux claviers… Visiblement ils se sont très bien compris, eux… nous par contre !!! J’ai retrouvé la fille en question, une anglaise bien sur, après le concert et elle m’a confirmé en rigolant que nous avions vécu un truc 100% bristish, que personne ne peut comprendre à part eux et que cela venait d’une vieille émission anglaise « Splitting Image ». Ca je m’en souviens vaguement, une émission très parodique avec des marionnettes et précurseur de ce que seront un jour « Les guignols de l’info » sur C+

Nous continuons dans l’échange parlé, Steve demande à la cantonade si nous étions à Montpellier en 2004. Grand rugissement dans la salle, visiblement on y était tous… h nous dit que bon, précédemment il avait pas mal parlé de sa vie, de ses parents etc. Mais qu’il avait plus ou moins fait le tour de la question… il nous demande donc si on est d’accord pour qu’il nous lise un extrait de son journal relatif à ce concert mythique !! On dit OK et le voilà parti. Il chausse la paire de lunettes qui pendouille à son cou et lit lentement pour que tout le monde suive… il s’interrompra pour nous expliquer comment est agencé un tour bus et balancera au passage 2/3 vannes acidulées sur Ian Mosley et Mark Kelly… :o)

Puis il reprend avec « 21st Century », toujours une vraie merveille au piano…. Un « Fantastic Place » frissonnant puis suivra « Famous Blue Raincoat » qu’il plantera au piano vers la fin et laissera inachevée. Les titres fusent dans la salle, certains gueulent pour se faire entendre. Cela en devient agaçant. « Fake Plastic Trees » est demandée. Grimace de l’artiste. Il commence à chercher les accords et après quelques secondes hésitantes, il se lance et nous offrira une bien belle interprétation de cette magnifique chanson de Radiohead. Le concert s’achèvera par un « You’re gone » assez prenant et sans aucune envolée lyrique. Puis il se lève, nous salue et disparait derrière le rideau. Il revient moins de 2mns plus tard une bière fraiche à la main et se réinstalle au clavier. Nous aurons droit à un sublime « Afraid of Sunlight » suivi de «Beautiful ». J’adore cette chanson toute simple et aux paroles si vraies.

H s’esquive une 2eme fois, mais devant notre insistance, reviens. Nous aurons droit à un dernier rappel de folie !!

Jugez plus tôt, Paul McCartney est à l’honneur avec « Maybe I’m Amazed ». Mon voisin de gauche demande gentiment « Memory of Water » et l’obtient. Le temps de trouver la bonne note et cette chanson, qui ne fait pas partie de mes préférées, m’enchante dans cette version sans artifices. Arrive le « finale » avec un « 3mn boy » d’anthologie où toute la salle chantera et suivra Steve et la moindre de ses sollicitations… C’est tout simplement magique !!!!

Et puis c’est fini, il quitte la scène, pour de bon cette fois et la salle commence à se vider. Je ferais partie de ceux qui quitteront la salle les derniers. Je me réhydrate au bar qui est d’ailleurs resté ouvert pendant le concert et je reste à discuter avec des personnes, notamment Lucy et Franck, dont j’ai fait connaissances sur un autre forum et pour qui c’est la première rencontre avec « Hogarth au naturel ». Un moment magique, grandiose pour eux qui ce sont déplacés depuis Valence. Il est certain que le Poste à Galène, salle d’ordinaire destinée au métal, ne doit pas recevoir souvent des artistes du style de Steve Hogarth. Une salle sympa malgré son manque d’aération évident ! L’artiste nous rejoint au bout d’un moment, photos, autographes etc… Je le remercie chaleureusement pour cette belle soirée et puis nous partons. Une fois de plus, Steve Hogarth, par sa voix magique, sa simplicité et son humour, m’a fait vibrer, frissonner, bref, rendue heureuse et cette soirée restera longtemps dans mon cœur.

(**) Stéphanie Ringuet est la personne en charge du H Natural tour en France.

Setlist:
Hollow Man
Waiting to Happen
Dry Land
Cover My Eyes/Cloudbusting/Cover My Eyes
Burning Inside You
Cage
Life on Mars
Beyond You
Corner chicken the dog (papotage avec le public)
Diary Montpellier 2004 (lecture)
21st Century
Fantastic Place
Famous Blue Raincoat
Number One
Fake Plastic Tree
A Collection
You're Gone

1er rappel :
Afraid of Sunlight
Beautiful

2ème rappel :
Maybe I m Amazed
Memory of Water
A day in a Life
3 Minute Boy

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