Sounds That Can't Be Made - Paris - Trianon >>> 18 & 19 janvier 2013

par Sandra Delavigne

[Galerie photo du concert]


Pour la petite histoire, j'ai écouté mon premier album de Marillion dans le train Paris/Figeac le 24 juin 2012, c'est pas si vieux que ça, hein?
Pour me donner toutes les chances d'apprécier ce groupe à sa juste valeur, j'ai demandé conseil aux connaisseurs... Patrice m'a conseillé Marbles,puis Afraid Of Sunlight, ce choix étant approuvé par Christophe, j'ai donc suivi les recommandations et ai commencé par Marbles...
J'ai été séduite à la première écoute et littéralement bouleversée à la seconde ! Depuis, je crois pouvoir dire qu'il ne se passe pas un jour sans que je n'écoute au moins un titre de Marillion, quand ce n'est pas un ou deux albums. Après avoir écouté en boucle Marbles, Afraid Of Sunlight et Brave pendant des semaines, j'ai ensuite fait le choix de reprendre leur discographie du début et de remonter chronologiquement.
J'ai une préférence bien marquée pour les albums avec Steve Hogarth, j'aime cet artiste, j'aime sa voix, son charisme, sa sensibilité...
J'ai donc tout fait pour assister à un des concerts de leur tournée 2013. Le Bikini à Toulouse étant le lieu d'une de leurs dates, je me réjouissais de pouvoir les voir pas trop loin de chez moi. Mais je voulais aussi partager ce grand moment avec d'autres forumeurs, surtout avec Patrice, grâce à qui j'ai découvert ce merveilleux groupe. J'ai donc pris 3 jours de congés et acheté deux places pour les concerts du 18 et du 19 à Paris au Trianon.
Et depuis, j'attendais avec impatience...
 
Concert du vendredi 18 janvier 2013
 
Patrice et moi arrivons vers 18h30, il neige à gros flocons sur Paris et la file sur le trottoir est déjà bien longue, nous regrettons un peu de n'être pas arrivés plus tôt, quoique, vu ce qui tombe, ce n'est pas si mal tout compte fait !
A 19h, les portes s'ouvrent et nous pénétrons assez rapidement dans le Trianon.
C'est la première fois que je pénètre dans cette merveilleuse salle et je suis impressionnée par la beauté du lieu ! Nous montons les larges escaliers en bois autour desquels les balcons et les fenêtres ajoutent à la majesté de l'édifice. Et que dire de la salle en elle-même avec ses balcons ornés de splendides moulures, c'est d'une beauté saisissante, on se croirait transporté dans une lointaine époque.
L'étalage de technologie sur la scène contraste avec l'ancienneté de la salle, j'adore!
Malgré le monde et notre arrivée tardive, nous nous positionnons directement au deuxième rang comme par enchantement, à droite, pour être face à Steve Rothery .
C'est nickel,j'ai une bonne vue de l'ensemble de la scène.
En attendant que le concert commence, Patrice me fait remarquer que ça bidouille du côté du clavier... Nous apprendrons le lendemain que l'ordi de Mark Kelly était en panne et que cela nous a privé d'une dizaine de minutes de concert...
Vers 19h30 la première partie commence, c'est Aziz Ibrahim accompagné d'un percussionniste.
Au tout début je dois avouer que j'ai eu peur, j'ai trouvé ça très chiant et je me suis dit qu'entendre ça pendant une demi-heure, ça allait être long... Mais passée une intro qui n'en est pas vraiment une, tout à coup ça démarre et là je suis tout de suite rentrée dedans. J'ai été embarquée, bercé par la guitare d'Aziz et envoûtée par les percus.
Le son est très bon, nul besoin de mes protections auditives. Certains ont trouvé qu'Aziz fait trop dans la démonstration, eh bien pas moi, j'ai adoré la prestation !!!
 
Nous devons attendre environ trois quarts d'heure (ce sacré ordi qui fait des siennes...) mais à 20h45, lorsque le groupe se met en place, je reconnais immédiatement l'intro de Gaza, ça me bouleverse. Et tout à coup je vois Steve Hogarth débouler devant la scène et s'agenouiller directement près de son public, pas très loin de nous, première grande émotion en ce qui me concerne.
C'est une première pour moi, et les premières fois ont toujours un goût particulier. Je crois que je n'oublierai jamais ce premier "contact" !
Le son est bon, mais un poil trop fort, je dois donc me résigner à mettre mes protections.
Nous sommes surpris de constater que Steve Rothery est à gauche, mais cela m'aura permis d'être plus attentive au reste du groupe, mis à part le batteur qui se cache derrière ses fûts (j'ai tendance à être captivée par les gratteux...).
Que dire de la setlist si ce n'est qu'elle est merveilleuse à mon goût.
Ocean Cloud, Pour My Love.
Aaaahh Neverland !! N'oublions pas que j'ai découvert Marillion il y a seulement 7 mois, j'ai eu un tel coup de cœur pour ce titre que je l'ai écouté en boucle pendant des semaines,il était TRÈS important pour moi de l'entendre en live, ce fut même un moteur de motivation supplémentaire pour prendre une place pour les 2 soirs, je savais qu'ils la joueraient au moins une fois !
Quel bonheur, non mais VRAIMENT quel bonheur !!
Chaque morceau est magnifiquement interprété, Steve Hogarth est très en voix et en pleine forme. Quel chanteur et quelle voix, il est tout simplement merveilleux. Je suis sous le charme, il y a un tel échange avec le public, c'en est presque palpable !
Bref, les titres s'enchainent, tous plus beaux les uns que les autres: Power (pardon Pascal, je t'ai dit des bêtises samedi), et bien sûr Sounds That Can't Be Made, etc...
Patrice prend les photos, ça tombe bien, je peux ainsi profiter à 100% du spectacle.
 
Ils nous jouent 2 titres de la période Fishienne en guise de rappel et puis c'est fini, vers les 22h35 si j'ai bonne mémoire...
Ce fut réellement un magnifique concert, un moment inoubliable à plus d'un titre ! ;-)
Nous nous dirigeons vers le bar, Patrice prend une bière, moi je suis sobre comme chacun sait... et nous cherchons par la même occasion des têtes connues, mais en vain...
... et nous repartons sous la neige, fatigués mais comblés !
 

Gaza
Ocean Cloud
Pour My Love
Neverland
Power
Sounds That Can't Be Made
The Sky Above The Rain
The Great Escape
Man Of A Thousand Faces
 
Warm Wet Circles
That Time Of The Night

 

Concert du samedi 19 janvier 2013
 
Point de Patrice pour m'accompagner samedi, c'est bien dommage.
Mais j'ai rendez-vous avec Betty Bird et Pascal Planeix et je m'en réjouis à l'avance !
Comme d'habitude j'arrive en retard, ils sont déjà à l'intérieur alors que je prends ma place dans la longue file sur le trottoir.
Lorsque je pénètre dans le Trianon, je reçois à nouveau un choc visuel, c'est un endroit vraiment magnifique!
Grâce au portable je retrouve Pascal et Bernadette immédiatement et je me place cette fois-ci à gauche de la scène. Nous sommes au 7 ou 8ème rang, je n'y vois pas très bien, j'ai juste un espace qui me permettra de voir Steve Rothery, je me suis donc concentré sur lui et son jeu tout le long du concert...
 
Je ne reparlerai pas de la première partie que j'ai autant appréciée que la veille...
 
Effectivement, l'ordi de Mark Kelly étant réparé, le concert débute 10 minutes plus tôt, avec Gaza comme la veille, la même entrée en scène de SH et le même frisson garanti !
Et oh merveille, Beautiful arrive en second,c'est trop beau sauf qu'à cet instant précis, plus que tout j'aurais aimé que Patrice m'accompagne !
J'aime beaucoup la setlist qui est composée quasi essentiellement de titres du dernier album, de Marbles, Afraid Of Sunlight et Brave,qui sont les 4 albums que j'ai le plus écouté, je suis émue d'entendre ces titres joués sur scène.
Je vois peu Steve Hogarth, c'est dommage. Par contre je peux admirer le jeu de Steve Rothery et je me régale,vraiment ! Quel drôle de guitariste qui intériorise tout, qui ferme très souvent les yeux, qui ne bouge pour ainsi dire quasiment pas, mais qui a un touché si particulier, si fin, si délicat... sa façon de jouer est émouvante !
Les titres s'enchainent trop vite et lorsque c'est l'heure du rappel, nous n'avons droit qu'à un seul titre, mais quel titre...The Invisible Man, que j'adore et que j'espérais vraiment entendre au moins une fois sur les trois dates (en comptant Toulouse).
 

Gaza
Beautiful
The Sky Above The Rain
You're Gone
Pour My Love
Sounds That Can't Be Made
Power
Somewhere Else
Fantastic Place
King
This Strange Engine
 
The Invisible Man


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