Happiness On The Road - Tilburg, 013 >>> 23 novembre 2008

par Gilles

Partis vers 11h00 du matin à 5 dans la voiture, nous ne connaissons pas de problème sur la route entre Bruxelles et Tilburg. Avec le GPS, ça va tout seul, pas d’accroc à signaler. On parle de choses et d’autres, de tout et de rien… . Dans le lecteur CD, on passe la rondelle du premier Wishing Tree (en attedant le deuxième… GRRRRR CA TRAINE !!!) et puis vient ensuite Cocteau Twins avec Milk & Kisses (un des albums préférés de Mark Kelly… Il a raison). Il est vraiment très bon, mon préféré avec TREASURE que je vous recommande également). On arrive à bon port vers 12h30.

On se gare à proximité de la salle 013. Beau bâtiment. Rien que l’architecture extérieure laisse présager une grande et belle salle à l’intérieur. Mais on se les caille vraiment : pas plus de 2°C (BBBRRRRR …) dehors avec en plus un vent glacé et humide. On se résigne à visiter les ruelles de la ville comme initialement prévu. On demande à la charmante guichetière du 013 où on peut trouver un BURGER KING (grande enseigne de gastronomie junk-food qu’on ne peut hélas trouver plus trouver en Belgique - ni en France d’ailleurs), elle me répond par la négative (GGGGRRRRRRR ). Je lui demande où se trouve également le Café Bolle (où Lords of the Backstage, tribute band hollandais, a prévu de jouer un concert). Elle me répond : derrière le Mc Donald’s (BEURKK !). Seul fast-food qu’on puisse trouver dans la ville avec le Subway et le KFC. Je retourne annoncer la nouvelle au groupe. Soudain, mon frère me crie : « Hé, voilà Mark Kelly qui sort de la salle. En effet je vois le grand chauve en training, son I-Pod à la main, prenant ses marques pour un petit footing. Je pique moi-même un sprint pour tenter de le rattraper et lui demander une petite photo. Il me regarde avec un air désapprobateur et poursuit sa course (GGGRRRRR ). Ca commence bien dites donc…

On marche pour tenter de trouver un abri. Un peu plus loin, mon autre frère m’interpelle : « Hé Gilles, voilà le guitariste ». Seigneur Rothery en os et surtout en chair , s’apprêtant à rentrer dans son hôtel. Trop tard pour l’aborder. Le temps de trouver mon appareil photo, trop tard (ZUT 1x… pour changer). Je repère le café Bolle… OK ça c’est bon (YEEEEES….1x). On se décide à prendre un apéro dans un petit bistrot bien au chaud avant d’aller au resto italien en face (qui paraît-il ouvre à 14h00). Ah oui, pour rappel, c’est dimanche et la ville est un peu morte, tous les établissements sont fermés à part quelques bistrots. L’apéro terminé, pas de resto italien ouvert (SAPERLIPOPETTE…1x – pas de bonnes pizza SNIF). On entre dans un autre bistro pour manger un bout. Mon camarade Thomas réussit enfin, après 20 minutes, à faire son choix grâce à mes modestes compétences linguistiques dans un menu écrit en néerlandais, c’est vrai quelque peu difficile à comprendre. MMMMMMHHHH !!!… Mon omelette au jambon – fromage passe très bien et les différents plats de mes amis n’ont pas l’air mal non plus (hé oui j’adore piquer dans l’assiette de mes voisins... YEK! YEK ! YEK !). Le repas terminé, il est 16h00 et donc déjà temps de rejoindre le café Bolle où Lords of the Backstage, en sont déjà à leur Soundcheck, dernier essai sur un mini Grendel (PAS BIEEENN !!!).

On réussit à trouver un place assiste dans le fond du troquet. Après une demi-heure, de crissement de micro. ça commence. La guitare est très basse et crisse très souvent quand elle se rapproche du micro du chanteur. Ca sera le cas pendant tout le concert. Mais globalement le show fut très bon et d’une durée de 2h !!! avec entre autres et dans le désordre : Gazza Ladra Intro, Slaint Mhath, She Chameleon, Cinderella Search, Three Boats Down from the Candy, Chelsea Monday, He Knows, You Know, Fugazi, Pseudo Silk Kimono, Kayleigh, Lavender, Lords of the Backstage (of course), Childhood End, The Last Straw, This Town/Rakes Progresses/100 Nights, Hooks in You, King et bien un petit Market Square Heroes pour terminer en beauté. Chouette mise en bouche et GRATUITE celle-là (RESPECT !!! ).

Après ce premier concert de "Marillion", il est temps de recharger - une toute dernière fois – nos batteries dans un SUBWAY, spécialisé dans les sandwichs au four. Super bons. Mais trêve de détails, passons au concert proprement dit, vous voulez bien (ben oui quand même) ? Nous entrons dans le la salle et là : OUAAAAHHHH, la scène, belle surélévation et surtout très large. Nous arrivons pour Sine Star Project, groupe de première partie.

J’ai directement compris pourquoi Marillion les avaient choisis : c’est la copie conforme de Gazpacho. Surtout en ce qui concerne la voix du chanteur sans, malheureusement, la finesse et la nuance de la musique du groupe norvégien. Assez péchu mais sans vraiment d’épaisseur mélodique ou de riffs et solos coup de poing. Jusque là, la première partie de Marillion la plus décevante qu’il m’a été donné de voir à ce jour. Je n’achèterai pas leur CD à la sortie. Dommage…

La première partie se termine à 20h45. Le temps de chercher une bonne chope pour étancher un peu sa soif car l’air est fort sec dans la salle et il est déjà 21h20 lorsque le groupe arrive sur scène. Entrée plutôt simple et molle : nos cinq Marillos arrivent par une porte pas assez discrète et en pleine lumière, pas très original, pour ma part. La surprise, c’est le beau costume de monsieur H (cf. Photos), là (RESPECT ). On entend les premières notes de Dreamy Street, morceau beaucoup trop faible pour entamer un live bien que je l’adore comme entame de l’album studio. Enchaînement direct comme sur l’album avec This Train Is My Life , superbe mélodie mais comme à son habitude, le sieur Hogarth a besoin de se chauffer la voix, les aiguës sont un peu grinçantes. On voit en arrière plan les beaux dessins d’Antonio Seijas, cela rajoute au visuel, un peu faible, les « lights » sont beaucoup moins nombreuses que lors de la tournée précédente (Snow-where Else Tour – décembre 2007).

Première petite surprise, mais rassurante celle-là, pas d’enchaînement sur Essence, pas encore du moins mais on passe direct sur Nothing Fills the Hole. Très bonne idée car ça permet de passer directement sur Woke Up qui permet au public de se bouger un peu un peu le « body ». Dommage de ne pas avoir entamer le concert avec ce morceau là comme à Glasgow, les images sont superbes et l’ambiance à la fois sombre et prenante. Un petit mot de H, « comment allez-vous, ravi de vous retrouver ici. Hé oui, 15 albums, il faut faire des choix difficiles, un morceau de notre avant-dernier album : The Other Half, toujours très efficace, très dynamique et permet de chauffer encore plus le public (WOUFFFF !!!!).

Ensuite, le groupe décide de reprendre le concept album Essence là où il l’avait laissé avec le morceau éponyme. Très beau morceau, peut-être un peu surévalué par rapport au reste de l’album mais rien à dire quant à sa qualité « live ». Ensuite nous arrive un classique, Fantastic Place, il s’agit là sans doute de la meilleure version que j’ai pu entendre. H et ses comparses la jouent de manière très posée, tout en retenue avec la voix de H ayant, à ce moment-là, atteint son meilleur niveau. Un morceau qui ne m’a jamais transcendé personnellement mais que je vais désormais prendre plaisir à réécouter. Il est temps de faire un petit saut sur The Hard Shoulder avec The Man from the Planet Marzipan. Superbe synthé comme sur l’album et en live (OUAAAAAAAHHHHH ) et là où la deuxième partie du morceau faiblit en qualité sur la version studio, en live, c’est bien meilleur et on se sent transporté : H ne commet aucune fausse note. Du pur bonheur (PURE HAPPINESS ) !

Et le bonheur continue avec d’abord un petit laïus de H racontant l’histoire de Donald Campbell. Un moment, j’ai cru que j’allais entendre Ocean Cloud mais je confondais avec un autre Donald à savoir Donald Allum (AAAARRRRRGGGGGH !!! ). Enfin on se calme, Out of this World est superbe aussi. Je connaissais l’histoire de l’homme et de son vaisseau, le Blue Bird, mais ce que je ne savais pas c’est qu’un certain Bill Smith décida de préparer son expédition pour aller repêcher les restes de l’hydroglisseur après avoir entendu la chanson de Marillion et ce, près de trente ans après l’accident. Ce groupe est décidément exceptionnel. En plus du morceau magnifique, on a la chance de pouvoir visionner le film réalisé par Mark Kennedy je pense. Superbe montage. Un vrai clip d’un autre niveau que la plupart des vidéos faites pour Whatever is Wrong with You qu’on peut trouver sur YouTube.

Au suivant ! Au tour de l’album Brave avec Mad. Ca marche toujours aussi bien, rien à dire, surtout lorsque The Great Escape suit. Pas la plus grande chanson de l’album selon moi mais c’est vrai que H doit recourir à une performance vocale hors du commun lorsqu’il l'interprète et il la réussit toujours aussi bien. Que c’est beau (GLOUPS ! ). On retourne dire bonjour à l’album Afraid of Sunlight avec la chanson titre, un classique que j’ai déjà pas mal entendu. Je donne mon avis à mon jeune frère à côté de moi : « Oh bof, encore celle-là ». Il me répond : « Mais non, elle est super belle ». C’est vrai, elle passe toujours aussi bien. La preuve, mon ami Thomas entre dans un transe frénétique. Beau spectacle également .

Le groupe choisit un morceau plus médiocre, Thunder Fly, le Most Toys du dernier album selon moi. Il ne passe pas bien, même moins que Most toys que j'apprécie bien encore. La preuve, tout d’un coup, au 2/3 du morceau, les baffles se coupent, on n’entend plus que la batterie de monsieur Mosley (toujours aussi camouflé derrière ses fûts celui-là). Le groupe continue de jouer, ne réalisant pas encore ce qui se passe et lorsqu’il se rend compte du petit pépin, ils réagissent toujours aussi bien, ne paniquant pas comme à Cologne, il y a un an, lorsque le synthé de Mark avait aussi sauté. Ce qui nous donne droit à réentendre le morceau depuis le début (pour les besoins de l’album live bien sûr).

A ce moment-là, je suis moins dedans. Je fais un peu la moue, je décroche. Ca ne m’était pas encore arrivé sur un concert de Marillion et je suis d’autant plus énervé lorsque je vois apparaître la célèbre photo avec le Big Ben dans la nuit avec les étoiles dans le ciel. EN-CO-RE, Neverland, TOU-JOURS Neverland. 6/6. 6 concerts de Marillion jusqu’à présent, 6 fois que je dois me farcir ce morceau. Ok, c’est un grand mot mais bon, ils auraient pu quand même le laisser tomber, juste pour une fois. Enfin, allez, mais c’est la dernière fois sinon … ?

Première sortie de scène. Premier rappel avec Asylum Satellite #1, assez étrange, j’aime assez bien la version studio mais en live, curieusement, elle est difficile à apprécier. La guitare de Rothery semble quelque peu déréglée et son solo final est bâclé. A ce moment, je redoutais vraiment une fin de concert ratée. AIE AIE AIE !!! Il faut qu’ils se sortent de là, c’est pas possible. Mes prières sont entendues. H, à la fin de sa partie chantée sur Asylum, court dans les coulisses, le groupe finit Asylum et notre ami Pete nous dit "Merci à vous, il est temps de se quitter avec un morceau de Marbles : The Invisible Man". Je suis ressuscité, RESSUSCITE : ALLELUIA, ALLELUIA, ALLELUIA !!! Quelle extase : réentendre enfin ce morceau live après plus de quatre ans. Ce morceau qui m’a permis d’élever Marillion au rang de meilleur groupe au monde . Ce morceau que j’ai écouté au moins une fois par jour pendant plus de deux ans . C’est une joie indescriptible. Même si, en fait, je l’ai tellement entendue que maintenant j’en suis un rien – mais juste un rien – dégouté. Hé oui je suis un éternel insatisfait . Mais voir H en costume noir avec une canne (petit supplément par rapport à 2004), c’est impressionnant. Les mimiques sont pile poil les mêmes. Un sens de la scène, décidément toujours aussi authentique. Alors là je suis complètement revenu dans le coup et je ne veux pas que ça se finisse. PAS TOUT DE SUITE. PAS QUESTION. NAAAAAAAAANNNN !!!!

Deuxième rappel avec Three Minute Boy. Je n’écoute pas Radiation tous les jours et je pense que vous non plus. On est d’accord. Mais en live, ces morceaux donnent et ce petit LA LA LA, est vraiment mignon comme tout et quand le public le reprend ensemble, ça donne. Et hop, on remballe tout… MAAAAIIISS NON, pas encore, il reste dix minutes pour nous jouer Happiness is the Road. Superbes nappes de synthétiseurs du début. Morceau génial. Tout le public est sur la caméra (cf. Cover My Eyes sur Marbles on the Road). Superbe final, on n'en demande pas plus. D’autant que je commence à avoir mal au dos et qu'il est déjà 23h40.

On a de la route à faire. Heureusement, la neige a fondu et nous ne devrons pas loger sur place (OUF !!! ). En bref, un concert avec des hauts et un – juste un – petit bas, ce qui le place derrière le concert de Cologne l’année passée qui restera dans les annales comme le meilleur concert de Marillion auquel j’ai assisté jusqu’ici. On verra ce que me réserve la convention en mars prochain. Mais gardons le positif, à l’audition, le groupe en est arrivé à un stade d’osmose parfaite, l’un ne surpasse pas l’autre, ils jouent tous ensemble – même si pour le visuel, Mosley a encore du boulot . Ca reste quand même d’une qualité inégalée par rapport à tout ce que j’ai pu voir jusqu’ici, tous artistes confondus. Aucun groupe ne suscite chez moi telles émotions, telles sensations. Du rire, des larmes (pas encore mais presque…). PATIENCE.

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